November 30, 2018 (Ottawa, ON) – The Congress of Aboriginal Peoples is disenchanted and angered with the continued exclusion of off-reserve and non-status Indigenous children by the Government of Canada.

Indigenous Services Minister Jane Philpott announced today she would be working with National Indigenous Organizations to co-develop legislation to hand over control of the child welfare services to Indigenous governments. This is a positive step forward in Indigenous leadership protecting our children from a broken system that has perpetuated the crisis for communities and their children, but only for some. Regrettably, the Congress of Aboriginal Peoples was not invited to this press conference and had repeatedly been excluded from conversations with Indigenous Services Canada on child welfare reform.
“We have made every effort to work with this government to ensure off-reserve and non-status children are included, but unfortunately the current government has ignored our concerns”, says National Chief Robert Bertrand, “we have not been able to secure meetings with the Minster or engage with the department on this critical issue. In our view, this leaves the majority of Indigenous children left out and at risk.”
“This government continues to ignore and assimilate our people by excluding us from policy and funding that affects our members, ” exclaimed President and Chief Lisa Cooper of the Native Council of Prince Edward Island. “They are failing First Nations, non-status, Inuit, and Métis children living off-reserve: the most vulnerable population with a high representation in the child welfare system are being denied essential services”.

The 2016 Supreme Court of Canada’s unanimous decision in Daniels v. Canada was a landmark victory for CAP giving clarity that Métis and non-status Indians fall under the federal government’s jurisdiction and fiduciary duty. As stated in the Daniels decision, “[Métis and non-status Indians] are deprived of programs, services and intangible benefits recognized by all governments as needed.” This duty extends to child welfare and all Indigenous children should have access to services as needed.
“Where is the government’s humanity? the lives and welfare of our children matter.” concludes National Chief Bertrand. “If this Government truly sought to help Indigenous families, they would be working alongside all Indigenous Organizations to ensure Canada is a safe and prosperous place for all our children, not just some. This continued marginalization of non-status and off-reserve peoples means our children are falling through the cracks and that a broken system remains broken.”
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For media interviews please contact:
Jessica Dawson, Executive Assistant
613-747-6022
j.dawson@abo-peoples.org

The Congress of Aboriginal Peoples is the national voice representing the interests of Métis, status and non-status Indians, and Southern Inuit Indigenous People living off-reserve. Today, over 70% of Indigenous people live off-reserve.

Communiqué de presse

Où est l’humanité du gouvernement ? L’intérêt pour la vie et le bien-être de nos enfants ? proteste le Congrès des peuples autochtones

Ottawa, 30 novembre 2018 – Le Congrès des peuples autochtones est désenchanté et furieux face à l’exclusion permanente des enfants autochtones hors réserve et non inscrits que pratique le gouvernement du Canada.

Jane Philpott, ministre des Services aux Autochtones, a annoncé aujourd’hui qu’elle collaborerait avec les organismes autochtones nationaux afin d’élaborer des lois qui cèdent la maîtrise de la protection de l’enfance aux gouvernements autochtones. C’est un progrès très important vers une direction autochtone qui protègera nos enfants contre un système brisé qui a perpétué la crise pour les collectivités et leurs enfants, mais seulement pour quelques-uns. C’est regrettable, mais le Congrès des peuples autochtones n’a pas été invité à cette conférence de presse et a été exclu de façon récurrente des discussions avec Services aux Autochtones Canada sur la réforme de la protection de l’enfance.

« Nous nous sommes efforcés de collaborer avec le présent gouvernement afin de garantir l’inclusion des enfants hors réserve et non inscrits, mais malheureusement le gouvernement actuel a ignoré nos préoccupations », déclare Robert Bertrand, chef national. Nous n’avons pu obtenir de réunions avec la ministre ou un engagement du ministère sur cet enjeu crucial. Selon nous, ce refus exclut et met en péril la majorité des enfants autochtones. »

« Le présent gouvernement néglige et assimile nos gens en nous excluant des politiques et des fonds qui touchent nos membres, s’exclame Lisa Cooper, présidente et chef du Conseil autochtone de l’Île-du-Prince-Édouard. Il abandonne les enfants des Premières nations, les non inscrits, les Inuits et les Métis qui vivent hors réserve : la population la plus vulnérable, beaucoup trop présente dans le système de protection de l’enfance, se voit refuser des services essentiels. »

La décision unanime de la Cour suprême du Canada de 2016 dans Daniels c. Canada était une victoire marquante pour le CPA car elle stipulait de façon claire que les Métis et les Indiens non inscrits relevaient de la compétence et de la responsabilité fiduciaire du gouvernement fédéral. Comme dénoncé dans la décision Daniels : « [les Métis et les Indiens non inscrits] sont privés de programmes, de services et d’avantages intangibles reconnus par tous les gouvernements comme besoins essentiels. » Ce devoir s’étend à la protection des enfants et tous les enfants autochtones devraient avoir accès aux services, s’il y a lieu.

« Où est l’humanité du gouvernement ? Les vies et le bien-être de nos enfants importent », conclut le chef national Bertrand. Si le présent gouvernement veut vraiment aider les familles autochtones, il doit travailler de concert avec tous les organismes autochtones, afin de faire du Canada un lieu sûr et prospère pour tous nos enfants, pas seulement pour quelques-uns. Cette marginalisation permanente des enfants non inscrits ou hors réserve signifie que nos enfants passent dans les mailles du filet et qu’un système brisé reste brisé. »

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Jessica Dawson, adjointe administrative
613-747-6022
j.dawson@abo-peoples.org

Le Congrès des peuples autochtones est le porte-parole national qui représente les intérêts des Métis, des Indiens inscrits, des Indiens non inscrits et des Inuits du Sud qui vivent hors réserve. Aujourd’hui, 70 % des Autochtones vivent hors réserve.