LE CPA RÉCLAME LA FIN DE LA DISCRIMINATION ENVERS LES PREMIÈRES NATIONS RÉGIES PAR LA LOI SUR LES INDIENS

LE CHEF NATIONAL DEMANDE AU GOUVERNEMENT FÉDÉRAL DE DÉPOSER DE NOUVEAU LA LOI SUR LA PROTECTION DES DROITS DE LA PERSONNE

(Ottawa, Ontario, le 12 octobre 2007) – Le plus jeune chef autochtone du Canada à ce jour demande au gouvernement fédéral de déposer de nouveau la loi qui doit veiller à ce que les Premières nations vivant sur des réserves régies par la Loi sur les Indiens aient droit aux même mesures en matière de protection des droits de la personne que tous les autres canadiens.

Patrick Brazeau, chef national du Congrès des peuples autochtones (CPA), a lancé ce défi aujourd’hui à Ottawa lors d’un point de presse donné conjointement avec l’ancien Commissaire en chef de la Commission canadienne des droits de la personne, Max Yalden. M. Yalden est également un ancien membre du Comité des droits de l’homme des Nations Unies.  
 
L’article 67 de la Loi canadienne sur les droits de la personne porte sur l’application des clauses de la Loi, notamment des éléments comme les personnes qui sont admissibles à l’inscription en vertu de la Loi sur les Indiens. C’est la seule exception de la Loi qui concerne principalement la race de l’individu.

« À tout bout de champ, l’imposition continue de la Loi sur les Indiens éteint tout rayon d’espoir de protection des droits pour nos frères et nos sœurs vivant dans des réserves régies par la Loi sur les Indiens. Que cette situation perdure au Canada au 21e siècle est une incongruité sous tant d’aspects », déplore le chef national. 

Le chef national s’est montré ferme dans sa demande de rétablissement de la loi proposée qui vise à abroger l’article 67 de la Loi canadienne sur les droits de la personne : « Nous étions satisfaits quand le gouvernement fédéral a pris les moyens pour mettre fin aux mesures discriminatoires qui ont cours actuellement et qui empêchent les citoyens des Premières nations de bénéficier du même degré de protection des droits de la personne que tous les autres canadiens. 

Les droits de la personne et les mesures prises par l’État afin d’assurer leur protection, sont fondamentaux dans une société libre, démocratique et responsable », rappelle le chef Brazeau.

« Aucune raison ne justifie un délai, il n’y a aucune raison d’attendre. Le Canada et tous les leaders Autochtones nationaux ont le devoir moral, et l’obligation envers les Premières nations de mettre de côté les points de vue partisans et d’agir avec clarté et conviction. Les Premières nations attendent depuis trente ans qu’on s’occupe de la protection de leurs droits », affirme le chef Brazeau.   

« Comment se fait-il que les Premières nations du Canada n’aient pas droit à la protection de leurs droits de la personne? Nos concitoyens nous ont fait confiance pour régler cette question. Quelle raison légitime pourrait justifier de continuer à leur dénier ce droit essentiel et de menacer leur liberté? », demande le chef national.  

M. Yalden a promptement appuyé la position du chef Brazeau. « Dès le commencement, depuis plus de trente ans que la Commission des droits de la personne existe, on nous demande d’abroger l’article 67. Il est temps de passer à l’action. »

 

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